| Vers de nouveaux horizons De traditionnelle quelle était, léconomie de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine tend de plus en plus à se diversifier. De nouvelles entreprises novatrices sont apparues, que ce soit dans le domaine des biotechnologies, de la transformation des produits marins, de la télémétrie, de la fabrication de maisons préusinées ou de la mariculture.
Le développement des technologies de linformation ouvre également de toutes nou-velles perspectives : télétravail, centre de traitement des données, centres dappel . La distance na plus dimportance surtout que la région sera bientôt dotée d'un réseau de fibres optiques ! Les ressources naturelles Depuis toujours, léconomie madelinienne et gaspésienne sest appuyée sur lexploitation des ressources naturelles, quelles viennent de la mer, de la terre, de la forêt ou du sous-sol. Depuis quelque temps, cependant, les Gaspésiens et les Madelinots sorientent de plus en plus vers une troisième et quatrième transformation afin de donner une valeur ajoutée à leurs produits. Ce qui augmentera dautant la rentabilité des entreprises et gardera les emplois dans la région. En 2001, 4 890 personnes travaillaient dans ce secteur, soit 12 % de la main-duvre régionale. Cette statistique ne tient pas compte du secteur industriel qui découle de lexploitation de ces ressources. Lagriculture Quelque 313 exploitations agricoles, dont 194 se retrouvent dans les MRC Avignon et Bonaventure, occupent ce champ dactivité. Elles sadonnent à lélevage de bovins de boucherie, à la production laitière et à la culture maraîchère, principalement de la pomme de terre. Même si ce secteur économique a décliné durant les vingt dernières années, il connaît depuis quelque temps un renouveau grâce à létablissement dexploitations originales comme les cultures en serre, lélevage dovins de boucherie ou de chèvres pour la production de fromage
Ces exploitations ont donné naissance, dans certains cas, à des entreprises de transformation de nature artisanale. Il sagit là dun créneau intéressant pour notre région. Vive le bon goût frais de la Gaspésie et des Îles ! Loccupation du territoire par lagriculture en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine - 22 millions de chiffre d'affaires annuel
- 86 188 hectares en zone agricole
- 41 260 hectares utilisés en zone agricole
- 11 650 hectares en fourrage
- 4 800 hectares en pâturage
- 5 280 hectares en céréales
- 384 hectares en légumes dont 255 en pommes de terre
- 1 460 hectares en acériculture
- 200 hectares en bleuets cultivés
- 27,9 hectares en fraisiers
- 14 hectares en framboisiers
- 29 350 mètres carrés de serres
- 14 278 hectares en boisé
- 10 400 hectares en location
- 14 450 têtes en production avicole
- 4 810 vaches de boucherie réparties dans 129 entreprises
- 4 475 brebis réparties dans 30 entreprises
- 29 entreprises laitières pour un volume de quota de 526 kg MG/jour
- 19 entreprises dans les autres productions animales
(cerfs, chèvres, brebis laitières, sangliers, émeus, yacks, mouflons) Source : Yves Buteau, MAPAQ , Direction régionale de la Gaspésie - Îles-de-la-Madeleine La forêt En Gaspésie, la forêt couvre près de deux millions dhectares, cest-à-dire 96 % du territoire, doù sa grande importance pour le développement économique et social de la région. La forêt publique occupe 83 % du territoire. Elle se distingue par labondance et la vigueur de sa régénération. Même si sa superficie exploitable est réduite de 16 % à cause de sa topographie accidentée, elle se compare avantageusement à celle des autres régions du Québec avec une possibilité de coupe annuelle de 1 585 500 mètres cubes de résineux et 265 500 mètres cubes de feuillus. La forêt privée, productive et accessible, quant à elle, sétend sur 213 949 hectares, soit 19 % du territoire forestier. On peut y couper annuellement 278 500 mètres cubes de résineux et 312 000 métres cubes de feuillus. Les mines Le sous-sol gaspésien est riche en gisements métalliques, mais il est peu exploité jusquà maintenant. Lactivité minière de la région se fondait jusqu'à maintenant sur la production de cuivre de Mines Gaspé, division dExploration Noranda. Cette entreprise a définitevement fermé ses portes en avril 2002 en arrêtant les activités de sa fonderie. Aux Îles-de-la-Madeleine, Mines Seleine exploite, depuis 1983, une mine de sel pour le déglaçage des routes. Le secteur des matériaux de construction qui comprend trois producteurs de grès et plusieurs établisse-ments de sablière et de gravière est aussi présent. La pêche Bien que le poisson de fond soit actuellement en crise, les pêcheurs madelinots et gaspésiens se sont tournés vers dautres ressources halieutiques et lindustrie de la pêche fait encore vivre en 2003 quelque 5 767 personnes, soit 2 528 travailleurs dusine1et 3 239 pêcheurs, aides-pêcheurs et apprentis pêcheurs2. Cette industrie enregistrait, en 2001, dans notre région, des débarquements de lordre de 101 168 000 $. La valeur de la production des usines de transformation sélevait, pour 2001, à quelque 149,5 M $3. 1,2 - Comité sectoriel de main-d'oeuvre des pêches maritimes 3 - Pêches et Océans Canada, données préliminaires 2001 Laquaculture Lorganisation des Nations Unies pour lalimentation et lagriculture prévoit que dici une quinzaine dannées, 40 % de notre consommation de produits de la mer pourrait provenir de laquaculture à cause de la baisse constante de la pêche de capture. Le Québec en a pris conscience et cest pourquoi, sous la houlette du Centre aquicole marin de Grande-Rivière et de la Société de développement de l'industrie maricole, notre région intensifie ses efforts en mariculture. En 2001, la production gaspésienne se composait à 98 % de moules, soit environ 328 tonnes1. Aux Îls-de-la-Madeleine, la production est beaucoup plus variée. On y pratique la mytiliculture, la pectiniculture et la myiculture. L'année 2001 est caractérisée par la première récolte de pétoncles ensemencés. Les producteurs des Îles ont vendu environ 161 tonnes de moules en 20012. En 2001,16 entreprises maricoles employant 97 personnes étaient actives dans la région3. De plus, un certain nombre d'autres productions font lobjet détudes de faisabilité comme celle de la mye (clam), de loursin, de lhuître américaine et de poissons marins comme l'omble chevalier. Quant à lélevage de poissons en milieu terrestre, la pisciculture, notre région compte un seul producteur qui élève de lomble de fontaine et de l'omble chevalier. 1,2,3 - L'état de la mariculture au Québec - Édition 2002 |  |         
|